Changer les stratégies de transformation numérique | PYMNTS.com


Les consommateurs et les entreprises clientes des institutions financières (IF) s’attendent à un accès instantané aux services financiers dont ils ont besoin, quel que soit le dispositif qu’ils utilisent, mais la réalité peut ne pas répondre à leurs attentes.

Les banques n’ont pas toujours les budgets ou les ressources nécessaires pour créer des expériences en ligne et mobiles de pointe, même si elles ne peuvent plus se permettre de repousser les transformations numériques.

Le nombre de clients des services bancaires en ligne augmente dans le monde entier, et les consommateurs des institutions financières s’attendent à vivre une expérience numérique sans faille. Une étude a récemment déterminé que le nombre d’utilisateurs de la banque numérique devrait dépasser les 3,6 milliards d’ici 2024, et une autre étude a suggéré que de nombreux clients étaient prêts à utiliser FinTechs ainsi que leur banque principale pour recevoir le niveau de support technologique qu’ils souhaitaient. Elle a révélé que 64 % des consommateurs sur les 27 marchés étudiés ont indiqué qu’ils utilisaient les services FinTech.

Les grandes institutions financières s’associent souvent à FinTechs et proposent des offres numériques plus avancées, et les autres institutions financières savent qu’elles doivent améliorer leurs services pour être compétitives. Mais il ne suffit pas de réorganiser leurs applications mobiles ou d’ajouter quelques solutions numériques pour y parvenir. Ces institutions financières doivent mettre en œuvre des stratégies de transformation numérique en partant de la base, en s’assurant d’abord qu’elles disposent de l’infrastructure nécessaire pour prendre en charge les outils destinés aux clients avant de les intégrer. Des approches holistiques de la transformation permettront à ces banques de créer des services en ligne plus robustes, capables de prendre en charge les outils numériques préférés des clients.

Partir du noyau

La plupart des institutions financières ont transféré leurs données des systèmes sur papier vers des serveurs en ligne il y a plusieurs décennies, en utilisant des solutions bancaires de base pour envoyer et recevoir des paiements transfrontaliers ainsi que pour traiter des transactions quotidiennes moins sensibles. Cependant, certaines banques n’ont pas mis à niveau leurs infrastructures bancaires de base depuis leur premier passage au numérique. Quarante-trois pour cent des banques américaines utilisent encore les systèmes informatiques COBOL – qui sont basés sur le langage de programmation COBOL qui a vu le jour en 1959 – pour leurs besoins bancaires de base. Cela montre que le succès des banques repose sur le fait qu’elles commencent leurs transformations numériques en réévaluant leurs infrastructures de base.

Ce type de stratégie permet également aux IF de mettre en œuvre les technologies numériques à un rythme plus mesuré. Il est coûteux d’employer des professionnels pour élaborer des solutions d’IA, intégrer l’automatisation dans les flux de clients et développer des offres basées sur des chaînes de blocs. Les banques qui s’appuient sur ces outils pour attirer des clients sans mettre en œuvre les protocoles de sécurité appropriés pourraient se retrouver en proie à la fraude ou confrontées à des problèmes de conformité.

Les institutions financières ont plusieurs options pour mettre à niveau leurs infrastructures bancaires de base, mais le passage au “cloud” s’est avéré être l’une des plus avantageuses. Les environnements en nuage ont connu un développement et une utilisation accrus ces dernières années, car les données peuvent être conservées en toute sécurité hors site, ce qui les protège des fraudeurs tout en permettant un accès plus facile.

Le nuage et son rôle dans les transformations bancaires

Les recettes bancaires mondiales devraient atteindre environ 5 400 milliards de dollars d’ici 2022, et les banques qui n’ont pas modernisé leurs infrastructures bancaires de base manqueront des occasions lucratives. Soixante pour cent des institutions financières interrogées dans le cadre d’une enquête réalisée en 2019 ont déclaré qu’elles exécutaient déjà au moins certaines de leurs applications financières dans des environnements de cloud privé ou public, et 18 % supplémentaires prévoyaient de migrer leurs opérations vers le cloud dans les deux prochaines années.

Les services en nuage peuvent également permettre aux institutions financières de s’intégrer plus facilement à des partenaires potentiels comme FinTechs, qui propose des solutions telles que les services bancaires mobiles, les portefeuilles numériques ou les outils d’investissement en ligne. Il n’est pas nécessaire que les données soient acheminées par de multiples mesures de sécurité pour être partagées avec ces tiers, car ils peuvent au contraire simplement rejoindre des réseaux cloud privés pour accéder aux informations.

Le cloud peut également aider les institutions financières à identifier plus clairement les modèles permettant de mieux comprendre le comportement des clients, ce qui est essentiel pour développer des outils en ligne qui satisfont les utilisateurs. Les environnements cloud facilitent également l’intégration de sources d’information alternatives dans l’analyse du comportement des clients. Les données de séries chronologiques – un ensemble d’informations qui mettent en évidence les changements de comportement au fil du temps – sont plus facilement quantifiées lorsque les sources de médias sociaux, les détails FinTech et les informations de paiement provenant de portefeuilles mobiles tiers peuvent être intégrés dans ce modèle.

Le passage à un environnement en nuage n’est qu’une étape dans une stratégie de transformation numérique à long terme. Les banques devront jouer le jeu sur le long terme pour s’assurer qu’elles peuvent pleinement anticiper et développer les expériences numériques que les consommateurs souhaitent vraiment, et ainsi établir leur place dans l’avenir de la banque numérique.

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RAPPORT PYMNTS : GIG ECONOMY TRACKER – AVRIL 2020

Les entreprises investissent environ 11 heures de temps pour trouver des talents pour chaque 40 heures de travail qu’elles reçoivent. Cet écart devient rapidement d’autant plus intolérable que les entreprises ont du mal à recruter dans le cadre de la pandémie actuelle. Dans le dernier Gig Economy Tracker, Marlon Litz-Rosenzweig, co-fondateur et PDG de la plateforme de freelance WorkGenius, explique comment les places de marché sont particulièrement bien placées pour aider à résoudre ce problème.